Comment Frédéric Mazzella a fait passer BlaBlaCar au-delà des 100 millions d’utilisateurs

Le fondateur de la plateforme revient sur le leadership, l’intelligence artificielle et la mobilité durable, ainsi que sur le rôle stratégique du Brésil dans l’expansion mondiale du groupe

Une voiture avec des sièges vides peut sembler un simple détail du quotidien. Pour Frédéric Mazzella, cependant, cette scène a marqué le point de départ d’une transformation majeure de la mobilité mondiale.Créée en France en 2006, BlaBlaCar est née avec l’ambition de démocratiser le covoiturage et de rendre la mobilité plus accessible, efficace et sociale.
Près de vingt ans plus tard, la plateforme s’impose comme l’un des plus grands réseaux de mobilité collaborative au monde, avec plus de 100 millions d’utilisateurs.
La plateforme connecte des personnes dans plus de 20 pays à travers des trajets partagés, avec une présence en Europe, en Amérique latine et en Asie, formant un réseau mondial basé sur la confiance, la technologie et la collaboration humaine. À la tête de cette révolution se trouve l’entrepreneur français Frédéric Mazzella, diplômé en physique de l’ENS Ulm, titulaire d’un master en informatique de Stanford et d’un MBA de l’INSEAD, ainsi qu’ancien chercheur à la NASA et chez NTT.
Au cours de sa carrière, Frédéric Mazzella a reçu d’importantes distinctions internationales liées à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à l’impact social, dont sa nomination comme Chevalier de la Légion d’honneur française.
En novembre 2025, sa trajectoire a été de nouveau reconnue avec la Grande Médaille d’Or de la Société pour l’Encouragement du Progrès (S.E.P.), institution basée à Paris qui distingue des personnalités de différents pays pour leurs contributions à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à l’impact global.

Dans cet entretien exclusif avec DNB, Mazzella explique pourquoi le Brésil occupe aujourd’hui une position stratégique centrale pour BlaBlaCar et analyse les défis de la construction d’une plateforme mondiale fondée sur la confiance, l’échelle et l’innovation technologique.
Selon lui :“Lorsque les gens partagent un trajet, ils partagent aussi des histoires, des expériences et de la confiance.
La véritable valeur de la mobilité collaborative réside dans la capacité à connecter les êtres humains.”

DNB — Lors de votre discours pour la Grande Médaille d’Or, vous avez affirmé que le Brésil occupe une position de leadership sur BlaBlaCar. Qu’est-ce qui rend le marché brésilien si spécial pour la plateforme ?

Frédéric Mazzella ­— En effet, le Brésil n’est pas seulement un marché important pour BlaBlaCar, c’est devenu un marché leader pour nous, et surtout un marché “évident” : le covoiturage y a trouvé une utilité plébiscitée dans la vie quotidienne des Brésiliens.
Il y a d’abord un facteur culturel : BlaBlaCar est une place de marché permettant aux personnes d’échanger et de se rencontrer, ce qui, au Brésil, est très naturel.
Les conversations démarrent vite, et l’aspect social du covoiturage y a trouvé un product-market fit extrêmement fort.Ensuite, il y a une réalité d’infrastructure et de distances : une grande partie des trajets connecte des zones moins bien desservies par les transports traditionnels.
Là où il faudrait parfois trois bus et 24 heures pour relier deux endroits, BlaBlaCar propose un trajet direct de six heures en covoiturage.Le troisième point concerne le caractère très mobile-first du pays. L’usage massif du smartphone, la fluidité des paiements et l’adoption rapide d’innovations comme Pix ont considérablement réduit les frictions et accéléré l’adoption de notre service.
Enfin, le Brésil est aussi un pays où notre vision multimodale — covoiturage et bus longue distance — a démontré toute sa puissance.
Le bus constitue une colonne vertébrale du transport, tandis que le covoiturage densifie le réseau, relie les territoires et complète l’offre en permettant d’aller partout.Le Brésil nous a énormément appris.
Ce que nous y avons validé nous aide aujourd’hui à mieux comprendre comment déployer notre service dans d’autres pays d’Amérique latine.

VISION

Nous serons présents dans plus de 20 pays. La croissance se fait pas à pas. Dans l’entrepreneuriat, il n’y a pas d’ascenseur seulement des escaliers”

Crédit photo : Bruno Lévy

DNB — BlaBlaCar est né d’une idée simple. À quel moment avez-vous compris que ce projet pourrait devenir une entreprise mondiale ?

Frédéric Mazzella : Lorsque j’ai eu l’idée d’une telle plateforme de covoiturage, j’ai rapidement saisi qu’il s’agissait d’une problématique globale, et non seulement française. J’avais déjà voyagé dans de nombreux pays, et je n’avais jamais entendu parler d’un tel service organisé via internet pour se déplacer.
J’ai cherché quelles raisons pouvaient expliquer l’absence d’un tel service, et comme je n’en ai pas trouvé, j’ai décidé de le lancer.Les débuts ont été difficiles car il fallait créer suffisamment de volume pour que les passagers puissent trouver des conducteurs sur les trajets qu’ils recherchaient, mais j’ai alors compris que si nous réussissions dans un pays, nous pourrions étendre le concept partout.
L’idée est née d’un moment très concret : j’étais à Paris et je devais rejoindre ma famille en Vendée pour les fêtes de fin d’année. C’était un trajet de près de 500 km et tous les trains affichaient complets.
J’ai alors appelé ma sœur, qui disposait de sa voiture, pour lui demander de faire un détour afin de venir me chercher à Paris et m’emmener chez nos parents en Vendée.
Sur l’autoroute, j’ai vu un TGV nous dépasser dans lequel je savais qu’il n’y avait plus de place libre, et j’ai constaté en même temps que toutes les voitures sur l’autoroute étaient presque vides, avec souvent seulement leur conducteur à bord.
J’ai alors vu une opportunité évidente dans la mise en relation des conducteurs avec des passagers en recherche de trajets qui, comme moi, n’avaient pas pu réserver de place dans un train car ils étaient tous complets.J’avais personnellement eu la chance de trouver une place dans la voiture de ma sœur, mais il fallait connaître ma sœur, et cela ne constituait pas un service.
Le “déclic global” s’est produit lorsque j’ai compris que ce gaspillage existait partout : des sièges vides, des personnes cherchant à se déplacer et une technologie capable de relier les deux à l’échelle mondiale.
Mais personne ne se réveille un matin en se disant : « nous serons présents dans plus de 20 pays ».
La croissance se fait pas à pas. Dans l’entrepreneuriat, il n’y a pas d’ascenseur — seulement des escaliers.

DNB — Comment s’est déroulée la décision stratégique de transformer « covoiturage.fr » en une marque internationale, et quels ont été les plus grands risques ?

Frédéric Mazzella : Assez vite, même alors que nous n’opérions qu’en France, nous savions que le concept devait devenir international.
“Covoiturage” est le mot français pour désigner le partage d’un trajet en voiture, mais notre marque locale était un plafond de verre : elle racontait une géographie, pas une mission.
Le passage à une marque internationale était un choix délibéré et stratégique pour être cohérent partout et rendre efficace tout investissement marketing.
En changeant de marque cependant, notre plus grand risque était de perdre nos utilisateurs historiques, de casser la confiance, ou d’apparaître comme une entreprise qui “se renie”.
On devait faire l’inverse : garder l’ADN, tout en changeant le drapeau sur le bateau.
L’autre risque était interne : quand on internationalise, on peut perdre son focus, se disperser et courir après trop de pays trop tôt.
Et puis il y avait un risque très opérationnel : construire une marque mondiale, c’est aussi harmoniser produit, support, sécurité, modération, paiement, légal… sans devenir bureaucratique.Nous avons alors structuré un projet cohérent de marque internationale en choisissant ce mot “BlaBlaCar” qui symbolise à la fois le côté convivial des discussions en voiture (“BlaBla”) et le côté pratique du déplacement en voiture (“Car”).BlaBlaCar est ainsi une marque “glocale” : à la fois globale et locale, car dans tous les pays “bla-bla” évoque la discussion.
C’est un exercice d’équilibriste.
Ensuite, nous sommes allés chercher des moyens, en levant plusieurs centaines de millions d’euros auprès d’investisseurs mondiaux pour financer notre expansion internationale.

ENGAGEMENT

Dans une entreprise mondiale, la culture ne repose pas sur des intentions, mais sur des systèmes concrets qui transforment la confiance en action quotidienne.

Crédit photo : BlaBlaCar

DNB — Avec des millions d’utilisateurs dans plusieurs pays, comment préservez-vous la culture et les valeurs fondatrices de BlaBlaCar ?

Frédéric Mazzella: La culture n’est pas une affiche sur un mur — c’est ce que nous faisons quand personne ne regarde. Et, lorsque nous grandissons rapidement, nous ne pouvons plus dépendre de l’implicite : nous devons rendre les valeurs de l’entreprise explicites.
Nous travaillons beaucoup pour maintenir une base simple de principes : obsession de l’utilisateur, sécurité, confiance, excellence, et aussi une forme de frugalité responsable.
Notre particularité est que le produit a été construit autour de la confiance : profils vérifiés, évaluations, modération et règles claires. Nous avons formalisé tout cela dans notre modèle DREAMS et avons conduit également une étude approfondie appelée “Entering the Trust Age”, qui a orienté notre manière de développer des fonctionnalités capables de soutenir une communauté globale basée sur la confiance. Parce que la confiance n’est pas une intention — c’est un système.
Nous maintenons aussi un lien très fort avec le terrain. Même à grande échelle, il faut continuer à écouter les utilisateurs, les conducteurs et les passagers.
Un de nos principes internes est “Be the member” : nous utilisons souvent notre propre plateforme pour l’améliorer en continu.
Il existe encore un équilibre délicat entre une base globale forte et la liberté locale.
L’internationalisation ne doit pas uniformiser le facteur humain, mais amplifier ce qui fonctionne dans chaque pays sans trahir la mission de l’entreprise.

DNB — Au cours de votre parcours, vous avez connu des périodes de doute et de pression. Qu’est-ce qui vous a aidé à garder fidélité à votre vision ?

Frédéric Mazzella : J’ai connu le doute, évidemment, et même parfois tous les jours. J’ai passé plusieurs années sans salaire au début, et quand on voit ses amis avancer “normalement” dans la vie pendant qu’on vit dans l’incertitude, on se demande parfois si on est lucide ou juste têtu.
Ce qui m’a aidé, c’est d’apprendre à distinguer persévérance et entêtement. Persévérer, c’est écouter le réel et s’adapter. S’entêter, c’est refuser les signaux. C’est une nuance qui change tout.
Deux choses m’ont toujours réconforté et redonné de l’énergie quand je pouvais avoir des doutes : d’abord les utilisateurs.
Quand on voit des gens pour qui le produit change concrètement la vie, cela donne une énergie énorme.
Ensuite, la méthode : tester, apprendre, itérer.“Fail. Learn. Succeed.
”On a testé plusieurs modèles économiques avant de trouver le bon , l’incertitude et les erreurs faisaient partie du chemin, pas de l’échec.
Il y a aussi une dimension très personnelle : la vision est une boussole.
Quand la tempête arrive, on ne discute pas avec la tempête.
On ajuste les voiles, mais on garde le cap.

DNB — Comment voyez-vous l’avenir de la mobilité collaborative dans les grandes métropoles et dans la transition écologique ?

Frédéric Mazzella : Je crois que l’avenir n’est pas de construire toujours plus d’infrastructures, mais de mieux utiliser celles qui existent. C’est une valeur intrinsèque à BlaBlaCar.
Une voiture avec trois sièges vides, c’est un gâchis économique et écologique. Le covoiturage, c’est de l’efficacité avant d’être une tendance.
Dans les métropoles, le défi, c’est la fluidité : il faut rendre le partage aussi simple que l’usage individuel.
On va vers plus de flexibilité, plus de “porte-à-porte”, plus d’intégration avec d’autres modes.
Sur les mois qui viennent, nous intégrerons encore des fonctionnalités pour débloquer ce potentiel, pour que le covoiturage devienne une vraie alternative à la voiture individuelle, même sur des trajets plus courts.
La bonne expérience, c’est celle où l’on n’a pas besoin de chercher longtemps : l’application propose naturellement la meilleure combinaison, un bus pour la longue distance, un covoiturage pour le dernier kilomètre.
L ’IA va jouer un rôle important, bien entendu, notamment pour réduire la friction, améliorer le matching, la fiabilité et donc la confiance.
La mobilité collaborative deviendra un réflexe si elle est plus simple, plus prévisible et plus agréable.
L ’IA va aider à trouver la meilleure option pour se déplacer en combinant un trajet en bus pour la longue distance et un covoiturage pour le “last mile”, rendant la voiture partagée indispensable à la transition écologique globale.
Le tout sur une même application. C’est ça, la “smart mobility” pour moi.

DNB — En tant qu’investisseur, qu’est-ce qui pèse le plus dans vos décisions : la rentabilité financière ou l’impact social et environnemental ?

Frédéric Mazzella : Ce n’est pas un choix binaire. L’impact, c’est la direction ; la rentabilité, c’est le moteur.Sans moteur, on ne va pas loin, et l’impact n’est pas durable.
Je cherche donc des modèles où l’activité crée mécaniquement un effet positif quand elle grandit , et où le modèle économique est sain.Je regarde d’abord la qualité du problème adressé : est-il fréquent, douloureux, et la solution est-elle vraiment supérieure ?
Ensuite, je regarde la capacité à passer à l’échelle : l’équipe, l’exécution, la clarté du modèle.
Et je suis très attentif à la sincérité : l’impact “cosmétique” ne tient pas longtemps. L’impact qui résiste, c’est celui qui est inscrit dans les unités économiques et pas seulement dans le discours.

DNB — Si vous deviez résumer votre succès en trois mots, lesquels choisiriez-vous et pourquoi ?

Frédéric Mazzella : Je dirais : envie, travail, confiance. L’envie, parce que la moitié de la réussite, c’est l’envie d’y arriver.
Il faut une énergie presque irrationnelle au départ, sinon on ne peut pas résister longtemps face aux nombreux obstacles qui jalonnent le chemin. Le travail, parce que c’est généralement l’autre moitié de la réussite.
L’idée n’est qu’une étincelle, mais pour faire un feu, il faut du bois et de l’oxygène, et l’oxygène, c’est l’exécution quotidienne, le travail.Rien ne remplace le travail.
Enfin, la confiance : la confiance en soi, et aussi la confiance dans les personnes avec qui l’on s’associe.
La confiance est ce qui nous permet de fédérer les énergies autour de nous, de construire une équipe à qui l’on transmet une vision. Pour BlaBlaCar, la confiance est également essentielle puisque c’est sur elle que repose l’efficacité des mises en relation entre conducteurs et passagers.

Leadership

Crédit photo : BlaBlaCar

DNB — Face aux crises mondiales et aux mutations technologiques, quel est, selon vous, le plus grand défi des leaders modernes ?

Frédéric Mazzella : Le plus grand défi, c’est de rester stable intérieurement dans un monde instable extérieurement.
Ça veut dire : savoir décider avec des informations incomplètes, garder une vision à long terme, tout en étant extrêmement agile dans l’exécution.
Ce sont deux muscles différents, et il faut les développer ensemble.Un leader moderne doit aussi construire de la confiance — en interne, avec ses équipes, et en externe, avec ses clients et partenaires.
La confiance, c’est ce qui permet d’avancer vite sans se désintégrer.
Et puis il y a un point fondamental : le courage du focus.
Dans une époque où tout pousse à réagir à tout, en permanence, la vraie force, c’est de choisir une cible et d’y mettre toute son énergie.
Savoir dire non, c’est souvent plus difficile que savoir dire oui.
Côté mutation technologique, la plus majeure actuellement est bien entendu l’IA.
On peut se demander quel est le rôle d’un leader lorsque l’IA semble avoir réponse à tout.
Je pense que l’utilité d’un leader réside dans sa capacité à fédérer les énergies humaines, pour créer et faciliter la collaboration d’un groupe.
Aussi, le leader, comme tout le monde dans l’entreprise, doit apprendre à se servir de l’IA pour gagner du temps dans ses propres réflexions, et être à même de proposer à ses équipes des suggestions mieux documentées et plus abouties, afin de devenir lui aussi de plus en plus pertinent pour son entreprise.
Il faut cependant faire attention, comme toujours, à rester entouré de personnes capables de challenger ses idées, et éviter l’écueil d’un conseil de “yes men”, c’est-à-dire de personnes qui confortent le leader dans ses idées plutôt que de lui opposer des arguments.
Car l’IA elle-même a parfois des tendances “yes man” : elle flatte facilement son utilisateur, ce qui ne crée pas nécessairement un débat fructueux.

HUMILITÉ AMBITION –

“Ce sont ces deux forces combinées qui permettent de construire quelque chose de durable.” Frédéric Mazzella

DNB — Si vous deviez résumer l’impact que vous souhaitez laisser à travers BlaBlaCar, quel serait-il ?

Frédéric Mazzella : Le covoiturage avec BlaBlaCar, c’est une grande communauté de personnes qui s’entraident dans leurs déplacements.
Quand on “prend un BlaBlaCar”, on fait un voyage dans le voyage, car au-delà du trajet, on rencontre des personnes avec qui l’on échange des pensées, des découvertes et des aventures humaines.
C’est aussi une manière de comprendre la puissance du collectif, puisque l’efficacité du service de covoiturage repose sur le maillage construit par des millions de conducteurs sur des millions de trajets différents, ainsi que sur l’accueil que les conducteurs réservent à leurs passagers dans leur véhicule.
En se rendant service ainsi, on comprend concrètement des notions fondamentales du progrès sociétal et du bien-vivre ensemble : on va à la découverte de l’autre, on constate la force du collectif à grande échelle, où chaque individu est important car il contribue à un tout, et on se sent bien individuellement, car utile.Ce sont, pour moi, des fondamentaux d’une société forte et humaine.
C’est cette expérimentation concrète des vertus de l’entraide que je souhaite laisser en héritage à travers BlaBlaCar.
Parce que lorsqu’un individu contribue au bien commun et qu’il y prend du plaisir, il a naturellement envie de recommencer et d’apporter sa pierre à l’édifice social dans d’autres dimensions de sa vie quotidienne.

DNB — Quel message aimeriez-vous transmettre aux entrepreneurs brésiliens qui rêvent de construire des entreprises internationales ?

Frédéric Mazzella: D’abord : partez d’un problème réel, profond et clairement formulé. L’internationalisation ne doit pas être un objectif en soi, mais une conséquence naturelle lorsqu’on résout un problème universel.
Ensuite : avancez vite, mais ne confondez pas vitesse et précipitation. Testez, apprenez et évoluez constamment.
Les entrepreneurs montent toujours les escaliers il n’existe pas d’ascenseur et c’est positif, parce que c’est dans les escaliers que l’on apprend à courir.Surtout, construisez une machine de confiance.
Une entreprise internationale est celle qui est capable de générer de la confiance au-delà des frontières : dans le produit, dans la marque, dans l’équipe et dans les processus.
Enfin, restez humbles et ambitieux à la fois. L’ambition définit la direction ; l’humilité permet d’écouter la réalité.
Ce sont ces deux forces combinées qui permettent de construire quelque chose de durable.

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