Vanessa Navarro oriente les Brésiliens sur la nouvelle Loi sur les Étrangers qui entre en vigueur au Portugal

Spécialiste en droit de l’immigration explique les changements, les délais et souligne l’importance d’une planification préalable.

Publiée ce mercredi 22 au Diário da República — l’équivalent du Journal Officiel au Brésil —, la nouvelle Loi sur les Étrangers entre en vigueur ce jeudi 23 au Portugal, introduisant des changements majeurs dans les règles d’entrée, de séjour et de régularisation des immigrés.

Cette mesure aura un impact particulier sur la communauté brésilienne, la plus nombreuse du pays, comptant plus de 500 000 résidents enregistrés en 2023.

Parmi les principales modifications, figure la suppression définitive de la possibilité d’entrer comme touriste pour ensuite régulariser le séjour. Désormais, les ressortissants du Brésil et des autres pays lusophones devront demander leur visa depuis leur pays d’origine.

Une autre modification importante concerne le regroupement familial, désormais possible seulement après deux ans de résidence légale au Portugal, sauf exceptions pour les enfants mineurs, les personnes handicapées, les dépendants directs et les couples ayant des enfants en commun.

Dans une vidéo publiée sur Instagram, l’avocat Vanessa Navarro, spécialiste en droit de l’immigration, a expliqué que ces nouvelles règles exigent une organisation plus rigoureuse et un plan préalable bien structuré.

« Les personnes qui ne travaillent pas, qui n’ont pas de NIS (Numéro de Sécurité Sociale) ou qui ne cotisent pas à la prévoyance sociale peuvent rencontrer des difficultés et même être contraintes de retourner dans leur pays d’origine », a-t-elle averti.

Elle a également souligné le renforcement des contrôles internes et frontaliers, effectués par la PSP, la GNR et la Police Judiciaire, qui jouent désormais un rôle encore plus actif dans la régulation migratoire.

« Les personnes dont le visa de touriste est expiré ou qui n’ont pas de titre de séjour peuvent être interpellées. La situation est délicate, notamment pour celles qui dépendent d’un emploi ou d’un regroupement familial pour se régulariser », a précisé l’avocat.

Selon elle, les professionnels du droit de l’immigration alertent depuis plusieurs mois sur ces changements.

« Beaucoup de personnes cherchent encore des informations de base à la dernière minute. Or, la loi entre en vigueur immédiatement après sa publication — sans période de transition », a-t-elle rappelé.

L’avocat a également précisé que le délai moyen d’analyse d’une demande de regroupement familial est de neuf mois, sauf pour les visas gold, les professionnels hautement qualifiés, les familles avec de jeunes enfants et les personnes nécessitant un traitement médical.

« En règle générale, il faut compter neuf mois. Les décisions immédiates ne concernent que les cas exceptionnels. Les personnes sans titre de séjour doivent donc faire preuve de prudence », a-t-elle ajouté.

Enfin, l’avocat a adressé un message de prévention et de motivation :

« Le contexte migratoire exige plus de préparation. Ceux qui envisagent de venir au Portugal doivent planifier à l’avance, établir un plan financier d’au moins un an et demander le visa approprié — études, travail ou recherche d’emploi. Les professionnels hautement qualifiés bénéficient d’un processus plus favorable », a-t-elle conseillé.

En conclusion, l’avocat Vanessa Navarro a remercié sa communauté et encouragé la diffusion d’informations fiables :

« Je laisse ici mon message d’alerte et de prévention. Merci de partager ces informations avec ceux qui en ont besoin. »

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